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LA FOUDRE GOUVERNE TOUTES LES CHOSES

Introduction

La foudre gouverne toutes les choses

Introduction

LA FOUDRE GOUVERNE TOUTES LES CHOSES est une installation en forme de labyrinthe qui a été exposée à la Coopérative des bouchers, Schiltigheim (Strasbourg), dans le cadre du festival Mitteleuropa en 1997. 

Elle a marqué une étape importante dans ma réflexion sur la relation entre l’être et les signes qui le désignent, réflexion qui s’est traduite, avec ce travail de sculpture, par la distinction entre Esquisse et Ebauche. LEsquisse, ici, est prise dans le sens de surgissement d’un nouveau point de vue sur le monde. Evénement unique et imprévisible, épiphanie, elle ne peut être donnée à voir qu’indirectement, à travers des Ebauches successives. J’avais formulé une première fois cette distinction dans  Travail autour des Esquisses, publié dans Personnages, terres, dessins aux éditions Tierces en 1991, avant de la préciser avec La main rêveuse et la main laborieuse, publié dans La foudre gouverne toutes les choses aux éditions Mitteleuropa en 1997.  En 2015, avec Etrédir ou la chair du monde (numéro 34 de la revue Sigila), je suis revenu à nouveau sur cette économie de l’être fuyant, et du dire qui le poursuit sans l’atteindre, appliquée à la sculpture.

« La foudre gouverne toutes les choses » est un fragment d’Héraclite. La construction mentale dont cette installation est la partie visible, cette vaste pyramide dont le sommet est occupé par la main rêveuse, puis qui traverse le plan des Esquisses, et dont la base est ce labyrinthe occupé par le fruit du travail de la main laborieuse, s’inspire de la triade substance/attribut/mode chez Spinoza.

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