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L’INVISIBLE

Principe 

Architectures du regard

Chiasmes: vidéo et danse

Harmonie des cubes: une correspondance pythagoricienne

Un son et lumières sur l’invisible et l’inouï

Chiasmes

La collaboration avec le chorégraphe Marc Vincent a eu pour point de départ une variante de Sombre Propos dans laquelle l’invisible, au lieu de former une unique colonne au centre du dispositif, se déploie en une forêt de colonnes sur le modèle de l’hypostyle  égyptien, symbole de l’originelle et marécageuse forêt de papyrus.

196 colonnes invisibles déterminées par 26 points de vue
Encre sur papier; 30x30cm; 1995

Chant des regards pour quatorze points de vue

Dans le dispositif scénographique CHANT DES REGARDS POUR QUATORZE POINTS DE VUE, conçu pour le triptyque DÉVIANCE de Marc Vincent,  ces fines colonnes invisibles étaient au nombre de 64. Chacun des quatorze spectateurs des quatorze failles de cette architecture de carton y était dépositaire d’un fragment de danse qu’il était seul à voir, la réunion  impossible de ces quatorze fragments formant ce qu’il est convenu d’appeler « le Visible ».

Quatorze aussi ont été, dans la mythologie égyptienne, les fragments du corps d’Osiris, ultérieurement recousus par sa femme Isis.

CHANT DES REGARDS POUR QUATORZE POINTS DE VUE
encre sur papier, 20x20cm, 1997



RÉSISTANCE, de Marc Vincent, à l’intérieur du CHANT DES REGARDS POUR QUATORZE POINTS DE VUE de Christophe Loyer
350x350x280cm; carton, néons, tapis de danse; La nuit des Solis, Montpellier, 1997

Un instantané de l’un des 14 points de vue sur RÉSISTANCE, de Marc Vincent, à l’intérieur du CHANT DES REGARDS POUR QUATORZE POINTS DE VUE de Christophe Loyer

Chiasmes

Installation numérique, 2012; Conception Christophe Loyer; Coréalisation Christophe Loyer/artefactdanse ; musique Nicolas Losson ; danseuse Germana Sivera; coproduction DICREAM/DRAC Languedoc Roussillon/artefactdanse;

L’installation numérique CHIASMES, imaginée à partir de  l’expérience de CHANT DES REGARDS PAR QUATORZE POINTS DE VUE, s’est posé la question de la réalité de cet événement éclaté en 14 fragments déposés au fond de 14 mémoires singulières. Était-il possible, une fois encore et comme l’avait fait Isis du corps d’Osiris, de les rassembler, de les recoudre ensemble?

 

tournage-chiasmes

Tournage de CHIASMES au théâtre de la Parole Errante (Montreuil), 2012.
14 caméras filment simultanément, par les 14 failles du dispositif CHANT DES REGARDS PAR QUATORZE POINTS DE VUE,  la performance de la danseuse et chorégraphe Germana Sivera.

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CHIASMES; théâtre de La parole errante; Montreuil, 2012
400x400x300cm; Tissu, bois, métal, 4 projecteurs vidéo, système son intérieur et extérieur

voir une présentation

CHIASMES, installation numérique comprenant quatre projections synchronisées, se présente comme une chambre noire, c’est à dire à la fois une architecture et un dispositif optique. Cette tente en forme de temple est hantée par l’image d’une femme dansante. On l’entrevoit depuis l’extérieur à travers des fissures dans la tapisserie à motifs de galets, puis on la retrouve démultipliée sur le feutre noir des parois intérieures. Mais elle semble être alors à l’extérieur et venir nous épier à travers les fenêtres étroites et nombreuses qui nous entourent.

CHIASMES, vidéogramme extrait de la simulation  3 D.

Du spectateur et de cette femme virtuelle qui tourne autour de lui, lequel est enfermé et lequel enfermant ? Ces images fragmentaires qui divergent à trois cent soixante degrés autour du spectateur, convergent pourtant vers l’intérieur d’un espace paradoxal : un intérieur déplié et retourné comme un gant. Semblable à l’anneau de Möbius dont l’envers et l’endroit forment une unique surface, Chiasmes est formé d’un unique espace à la fois intérieur et extérieur. De cette situation étrange découle le fait que, malgré la quantité et l’omniprésence des caméras, l’envers de chaque fraction de réel montré soit caché. Si, en l’une quelconque des quatorze fenêtres, le visage de la danseuse apparaît, alors sa nuque n’est visible nulle part. De même, alors que d’un coté elle s’approche, de l’autre coté et dans le même mouvement elle s’éloigne. Dans un même mouvement, c’est à dire non pas apparaître, puis disparaître, mais apparaître et disparaître  simultanément et comme l’envers et l’endroit d’un même geste:  appadisparaître…

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