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COLLABORATIONS

Avec le musicien Nicolas Losson

Avec le chorégraphe Marc Vincent

Avec le compositeur Michel Sendrez

Avec la metteur en scène Joey Köhnke

Avec la photographe Jacqueline Salmon

Avec la réalisatrice Hélène Châtelain

Avec le chorégraphe Marc Vincent

La rencontre avec Marc Vincent s’est faite autour du travail sur l’invisible Sombre Propos, qui entrait en résonance avec sa propre réflexion chorégraphique sur la question de la disparition.

Chant des regards par quatorze points de vue (1997)   /   Solipsisme (2002)    /   Chiasmes (2012)

Chiasmes

Installation numérique, 2012; Conception Christophe Loyer; Coréalisation Christophe Loyer/artefactdanse ; musique Nicolas Losson ; danseuse Germana Sivera; coproduction DICREAM/DRAC Languedoc Roussillon/artefactdanse;

L’installation numérique CHIASMES est un développement de la scénographie CHANT DES REGARDS POUR QUATORZE POINTS DE VUE, dans laquelle chacun des quatorze spectateurs, placés devant les quatorze failles d’une architecture de carton, était dépositaire d’un fragment de danse qu’il était seul à voir.  CHIASMES pose la question de la réalité de cet événement éclaté puis déposés au fond de mémoires singulières. Est-il possible de le reconstituer, de le recoudre?

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Tournage de CHIASMES au théâtre de la Parole Errante (Montreuil), 2012.
14 caméras filment simultanément, par les 14 failles du dispositif CHANT DES REGARDS PAR QUATORZE POINTS DE VUE,  la performance de la danseuse et chorégraphe Germana Sivera.

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CHIASMES; théâtre de La parole errante; Montreuil, 2012
400x400x300cm; Tissu, bois, métal, 4 projecteurs vidéo, système son intérieur et extérieur

voir une présentation

Chiasmes, installation numérique comprenant quatre projections synchronisées, se présente comme une chambre noire, c’est à dire à la fois une architecture et un dispositif optique. Cette tente en forme de temple est hantée par l’image d’une femme dansante. On l’entrevoit depuis l’extérieur à travers des fissures dans la tapisserie à motifs de galets, puis on la retrouve démultipliée sur le feutre noir des parois intérieures. Mais elle semble être alors à l’extérieur et venir nous épier à travers les fenêtres étroites et nombreuses qui nous entourent.

 

CHIASMES, vidéogramme extrait de la simulation  3 D.

Du spectateur et de cette femme virtuelle qui tourne autour de lui, lequel est enfermé et lequel enfermant ? Ces images fragmentaires qui divergent à trois cent soixante degrés autour du spectateur, convergent pourtant vers l’intérieur d’un espace paradoxal : un intérieur déplié et retourné comme un gant. Semblable à l’anneau de Möbius dont l’envers et l’endroit forment une unique surface, Chiasmes est formé d’un unique espace à la fois intérieur et extérieur. De cette situation étrange découle le fait que, malgré la quantité et l’omniprésence des caméras, l’envers de chaque fraction de réel montré soit caché. Si, en l’une quelconque des quatorze fenêtres, le visage de la danseuse apparaît, alors sa nuque n’est visible nulle part. De même, alors que d’un coté elle s’approche, de l’autre coté et dans le même mouvement elle s’éloigne. Dans un même mouvement, c’est à dire non pas apparaître, puis disparaître, mais apparaître et disparaître  simultanément et comme l’envers et l’endroit d’un même geste:  appadisparaître…

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